La légalité contre la « moralité » en politique

Depuis l’affaire Fillon, les hommes et femmes politiques de tous bord clament à qui veut bien entendre, qu’il faut moraliser la vie politique. Mais, quand ils sont pris la main dans le sac comme M. Ferrand, ils nous opposent la légalité: « Je n’ai rien fais d’illégal » ou « Je suis dans la légalité ». Alors, intéressons-nous à la définition de ses deux termes:

  • La légalité est le caractère de ce qui est légal, c’est-à-dire conforme à la loi, au droit et donc qui a été écrit et voté.
  • La moralité est le souci de quelqu’un, d’un groupe, de conformer sa conduite à un ensemble de conventions sociales.
Il est trop facile de se réfugier derrière une explication légale. Il est beaucoup moins facile de se rendre compte que ce qui est accepté un temps ne l’est plus, une fois les abus révélés. Ainsi, la « moralisation » de la vie publique est avant tout une question de respect de la société, et plus seulement le respect des lois.

Maintenant, et tant que les politiques n’en ont pas conscience, il faut voter des lois contraignantes, ce pour quoi milite le Parti Pirate. Mais il est à craindre que la loi de « moralisation » en cours de rédaction par la nouvelle majorité ne soit qu’un nouveau coup d’épée dans l’eau : car la meilleure solution reste que les citoyens qui votent contrôlent en permanence les citoyens qu’ils ont élus . Il faut donc que chacun d’entre nous soit un citoyen exigeant.

Le 11 juin, libérons-nous, #VotonsCitoyen

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